par angèle casanova

« mémoire »

  • la brosse à dents, dans nouvelles, le 15 septembre 2014

    Un objet. Une obsession. Une nouvelle.

    Pour lire cette nouvelle, il vous suffit d'aller feuilleter le n°13 de la revue numérique L'AMPOULE, consacré à Crimes & châtiments ! Les autres numéros de la revue sont à découvrir sur le site des Editions de l'Abat-jour.
  • du début à la fin, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 13 octobre 2013

    Comme tous les soirs, nous occupons un seul côté de la table. Le métal des cuillères racle les assiettes. Mollement. Nous regardons le top 50. Les parents n’ont rien à se dire. Nous non plus. Alors, le top 50. Les chansons meublent l’espace.

    Comme tous les soirs, nous occupons un seul côté de la table. Le métal des cuillères racle les assiettes. Mollement. Nous regardons le top 50. Les parents n’ont rien à se dire. Nous non plus. Alors, le top 50. Les chansons meublent l’espace. Les blagues potaches des présentateurs. (...)
  • l’autre chaussure, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 8 octobre 2013

    L’autre chaussure, je ne l’ai jamais revue. En son absence, les chaussures, j’en achète. Souvent. Je les range en rang d’oignon. Deux par deux. Je déteste en égarer une. Quand cela se produit, je panique. Je cherche, convulsivement, sous le lit.

    L’autre chaussure, je ne l’ai jamais revue. En son absence, les chaussures, j’en achète. Souvent. Je les range en rang d’oignon. Deux par deux. Je déteste en égarer une. Quand cela se produit, je panique. Je cherche, convulsivement, sous le lit. Jusqu’à ce que je la trouve. Alors, (...)
  • sac qui claque, dans Bloomsbury spleen, le 27 février 2014

    Je petit-déjeune au café Ruskin. Je suis assise dans le coin intérieur droit du café. A ma gauche, à ma droite, de grandes baies. Je suis assise au coin de ce café situé au carrefour de Little Russell Street et de Museum Street.

    Je petit-déjeune au café Ruskin. Je suis assise dans le coin intérieur droit du café. A ma gauche, à ma droite, de grandes baies. Je suis assise au coin de ce café situé au carrefour de Little Russell Street et de Museum Street. Un double expresso devant moi, je tartine mon scone (...)
  • interdit aux hommes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je mange. Tout a (...)
  • des vitres et des trains, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 3 novembre 2006

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe.

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe. Tourner le dos aux gens, à leur mine fatiguée. Les (...)
  • partie civile, dans nouvelles, le 5 octobre 2012

    7h00 du matin. Une lueur pâle traverse les rideaux de la chambre. Elle se tient au pied de son lit. Debout. Danse légèrement d’un pied sur l’autre. Lisse son pantalon, ajuste son chemisier. Porte ses mains à son visage, le masse doucement, puis se rassoit sur le lit. Bras croisés.

    7h00 du matin. Une lueur pâle traverse les rideaux de la chambre. Elle se tient au pied de son lit. Debout. Danse légèrement d’un pied sur l’autre. Lisse son pantalon, ajuste son chemisier. Porte ses mains à son visage, le masse doucement, puis se rassoit sur le lit. Bras croisés. (...)
  • je ne sais plus quand j’ai cessé d’être un enfant, dans ateliers de Séverine Daucourt-Fridriksson (Bibliothèque municipale de Belfort, février 2017), le 7 février 2017

    je ne sais plus
    quel était le bruit
    de la cloche

    je ne sais plus quel était le bruit de la cloche à la fin des cours je ne sais plus si ça s'est passé comme ça je ne sais plus ce que je savais je ne sais plus
  • pique-moi encore, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 7 novembre 2006

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie.

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie. Ce soir. Je rentre chez moi. La vitre m’attire. Blottie contre elle, je regarde lentement défiler la lumière et la pénombre, la lumière et la pénombre. Peu à peu, mon regard se focalise (...)
  • un mois, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 5 novembre 2006

    Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours... J’ai peur... Il me poursuivait, et puis y avait la sorcière aussi. Ils me poursuivaient tous les deux. Je me sens pas bien... J’ai vomi ? C’est vrai ? Je me suis rendue compte de rien.

    Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours... J’ai peur... Il me poursuivait, et puis y avait la sorcière aussi. Ils me poursuivaient tous les deux. Je me sens pas bien... J’ai vomi ? C’est vrai ? Je me suis rendue compte de rien. D’accord, promis, je vais essayer de dormir. Bonne nuit, (...)

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