par angèle casanova

« jeu »

  • je me demande, dans poèmes, le 10 mars 2014

    Quand mes mots
    surgissent
    de nulle part

    Quand mes mots surgissent de nulle part quand ils sont plus intelligents que moi je me demande je me demande qu’en faire de ces mots vivre d’eux seulement m’en contenter oublier que je suis vide au fond qu’il n’y a rien d’autre que la structure en moi qu’à l’intérieur c’est (...)
  • Le petit frère de Shona, par Philippe Aigrain (atelier de bricolage littéraire), dans écrire avec Philippe Aigrain (juillet 2013), le 5 juillet 2013

    Dans mon enfance on aurait appelé cela un terrain vague. Il y en avait un tout près, dans mon quartier de privilégiés. Près d’un hectare juste en face des immeubles, aujourd’hui occupé par des barres hideuses à prétention résidentielle. C’était mon espace de liberté.

    Dans mon enfance on aurait appelé cela un terrain vague. Il y en avait un tout près, dans mon quartier de privilégiés. Près d'un hectare juste en face des immeubles, aujourd'hui occupé par des barres hideuses à prétention résidentielle. C'était mon espace de liberté. On s'y (...)
  • des vitres et des trains, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 3 novembre 2006

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe.

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe. Tourner le dos aux gens, à leur mine fatiguée. Les (...)
  • tic-tac tic-tac tic-tac, dans petits bouts de vie, le 5 août 2012

    Des branches de bambou me caressent le cou et le dos. Je frissonne, et me tortille un peu sur le banc de bois. Il couine. Je me retourne, et repousse d’une main le feuillage importun.

    Des branches de bambou me caressent le cou et le dos. Je frissonne, et me tortille un peu sur le banc de bois. Il couine. Je me retourne, et repousse d’une main le feuillage importun. Puis je me cale confortablement, et reprends mon livre. Massif, lourd. Pages granuleuses, (...)
  • un mois, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 5 novembre 2006

    Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours... J’ai peur... Il me poursuivait, et puis y avait la sorcière aussi. Ils me poursuivaient tous les deux. Je me sens pas bien... J’ai vomi ? C’est vrai ? Je me suis rendue compte de rien.

    Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours... J’ai peur... Il me poursuivait, et puis y avait la sorcière aussi. Ils me poursuivaient tous les deux. Je me sens pas bien... J’ai vomi ? C’est vrai ? Je me suis rendue compte de rien. D’accord, promis, je vais essayer de dormir. Bonne nuit, (...)
  • il est 16h, dans poèmes, le 1er avril 2014

    Au bord de l’eau
    les yeux au loin
    un chemin de lumière

    Au bord de l’eau les yeux au loin un chemin de lumière juste devant moi mène au soleil le sable luit aucun bruit des enfants jouent à gauche à droite les pieds dans l’eau il fait bon il est 16h une petite fille arrose un ruisseau les pieds dans l’eau il est 16h et l’on est bien (...)
  • Lucario faites la vague, par Angèle Casanova, dans écrire avec Lamber Savigneux (janvier 2016), le 1er janvier 2016

    Pour lire mon poème, allez .

    Pour lire mon poème, allez là.
  • (faire un pont / jeux de) construction, dans petits bouts de vie, le 5 juillet 2012

    Lui : Allez, on fait un pont !
    Moi : D’accord, on fait un pont. On monte.

    Lui : Allez, on fait un pont ! Moi : D’accord, on fait un pont. On monte. Nous nous levons du canapé. Mes sandales claquettent, ses chaussons dérapent. Sa main se glisse dans la mienne. Mon corps se penche comme un auvent au-dessus de sa tête. Je presse consciencieusement sa (...)
  • mon ombre elle grandit, dans écrire avec / pour mon fils, le 10 mars 2014

    Il dit
    mon ombre elle grandit
    regarde
    mon ombre
    elle va
    bientôt
    être aussi grande
    que la tienne

    Il dit mon ombre elle grandit regarde mon ombre elle va bientôt être aussi grande que la tienne oh elle bouge mon ombre elle est passée où elle a disparu on a tourné mon petit on a tourné on est à l’ombre elle reviendra ton ombre elle est sous l’ombre ombre et ombre se mélangent (...)
  • abécédaire au vent, dans petits bouts de vie, le 30 juin 2014

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Eoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux.

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Éoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux. Ils se contentent de claquer au gré de la brise. (...)

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