par angèle casanova

« fantôme »

  • géolocalisation, dans peau de lapin, le 14 septembre 2012

    Gadins et bouts, là. Mon doigt se tend. Je montre l’écran. Dans la conversation, sans l’interrompre. Je me passionne, je gesticule. Une histoire confuse de vases, de faut suivre, de paumés et de liminaires.

    Gadins et bouts, là. Mon doigt se tend. Je montre l’écran. Dans la conversation, sans l’interrompre. Je me passionne, je gesticule. Une histoire confuse de vases, de faut suivre, de paumés et de liminaires. Mon doigt se tend. Je montre l’écran. Géolocalisation. Besoin toujours (...)
  • peau de lapin, dans peau de lapin, le 11 septembre 2012

    y a quoi dedans ?
    et dedans ?
    et dedans ?
    chapelet des questions enfantines
    hésitations maternelles

    y a quoi dedans ? et dedans ? et dedans ? chapelet des questions enfantines hésitations maternelles En effet. Y a quoi dedans. Qu’est-ce que ça veut dire. Dedans. La question accroche quelque chose en moi. Le parc de Belleville la rue Vilin, le périph les fortifs. Tout (...)
  • goguenards, dans nouvelles, le 17 février 2014

    Tous les matins, je m’installe à ma table à dessin. Les journaux du jour et un mug de café à portée de main. Tout en buvant mon café, je commence à tracer, négligemment, quelques croquis.

    Tous les matins, je m’installe à ma table à dessin. Les journaux du jour et un mug de café à portée de main. Tout en buvant mon café, je commence à tracer, négligemment, quelques croquis. De temps en temps, je pose mon crayon. Je tourne la mollette de la radio. Je change de chaîne. A (...)
  • des démons dedans, dans nouvelles, le 5 octobre 2013

    Elle entre dans le bar. La nuit tombe. Elle dit bonsoir, hésite, reste debout devant la porte. Accoudé au comptoir, il boit une 16. A grandes rasades. Bouche ouverte. Pas goulu. Pas soiffard. Il laisse la bière l’envahir. Son visage est neutre. Impassible.

    Elle entre dans le bar. La nuit tombe. Elle dit bonsoir, hésite, reste debout devant la porte. Accoudé au comptoir, il boit une 16. A grandes rasades. Bouche ouverte. Pas goulu. Pas soiffard. Il laisse la bière l’envahir. Son visage est neutre. Impassible. Elle le regarde. Ses (...)
  • la cascade, dans menteuses, le 5 novembre 2014

    Tu as l’habitude
    de venir jouer
    dans ce vallon
    il te voit grandir
    devenir femme

    Tu as l’habitude de venir jouer dans ce vallon il te voit grandir devenir femme Tes cheveux ruissellent cascade brune sauvage en accord avec l’esprit du vallon Tes cheveux cascadent au son de l’eau qui court dans le ruisseau Tes cheveux cascadent l’eau ruisselle la fée te (...)
  • on remballe, dans nouvelles, le 7 décembre 2012

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits.

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits. Tant que je peux. Dans la rue, la vie est distante, pressée, circulatoire à l’excès. Voitures, piétons, (...)
  • répétition, dans répétition, le 26 septembre 2013

    Lire, c’est montrer son âme. Incarner quelqu’un d’autre, sa pensée. L’incarner dans sa chair, dans sa voix, dans sa sensualité. Pas simple, tout ça. Exhiber les entrailles d’un autre, s’exhiber également par la même occasion, c’est se mettre à nu.

    Lire, c’est montrer son âme. Incarner quelqu’un d’autre, sa pensée. L’incarner dans sa chair, dans sa voix, dans sa sensualité. Pas simple, tout ça. Exhiber les entrailles d’un autre, s’exhiber également par la même occasion, c’est se mettre à nu. Entreprise ô combien périlleuse. J’en (...)
  • la danse des fées, dans menteuses, le 3 novembre 2014

    Elle pose
    yeux droits devant
    elle ne les regarde pas
    jamais

    Elle pose yeux droits devant elle ne les regarde pas jamais Et pourtant elles dansent devant elle au bout de son nez Elle devrait n’avoir d’yeux que pour elles Et pourtant elle regarde l’objectif regard droit franc sûr du monde dans lequel elle vit Comment l’expliquer… (...)
  • orphée, par Angèle Casanova, dans mythes selon Angèle Casanova, le 17 décembre 2014

    Ma nouvelle Orphée est publiée dans le n°14 de la revue numérique L’AMPOULE (décembre 2014), consacré à Mythes & Légendes, p. 66-67.

    Ma nouvelle Orphée est publiée dans le n°14 de la revue numérique L'AMPOULE (décembre 2014), consacré à Mythes & Légendes, p. 66-67.
  • Un cœur immobile sort de sa torpeur, par Mickaël Berdugo, dans écrire avec Mickaël Berdugo (novembre 2015), le 6 novembre 2015

    Un cœur immobile sort de sa torpeur.
    Des vases sans eau coulent sur des hommes sans nom.
    La jeune fille crève un ballon,
    Puis deux,

    Un cœur immobile sort de sa torpeur. Des vases sans eau coulent sur des hommes sans nom. La jeune fille crève un ballon, Puis deux, Et le manège ne fait que continuer, Sans fin, Sans fin. Une porte discute avec une autre porte De la météo, Des robes retombent sur les corps nus. (...)

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