par angèle casanova

« enfant »

  • je me demande, dans poèmes, le 10 mars 2014

    Quand mes mots
    surgissent
    de nulle part

    Quand mes mots surgissent de nulle part quand ils sont plus intelligents que moi je me demande je me demande qu’en faire de ces mots vivre d’eux seulement m’en contenter oublier que je suis vide au fond qu’il n’y a rien d’autre que la structure en moi (…)
  • je ne sais plus quand j’ai cessé d’être un enfant, dans ateliers de Séverine Daucourt-Fridriksson (Bibliothèque municipale de Belfort, février 2017), le 7 février 2017

    je ne sais plus
    quel était le bruit
    de la cloche

    je ne sais plus quel était le bruit de la cloche à la fin des cours je ne sais plus si ça s'est passé comme ça je ne sais plus ce que je savais je ne sais plus
  • cosmologue 2, dans écrire avec / pour mon fils, le 21 septembre 2014

    Il avance ses dents
    vers le croque-monsieur
    déjà attaqué

    Il avance ses dents vers le croque-monsieur déjà attaqué par le milieu de la tranche il croque prudemment un de ses coins dorés il tire essaie de dégager sa mâchoire sans succès une languette de fromage le retient il s’ébroue éclate de rire et (…)
  • au bord de la route, dans publications, le 18 avril 2016

    J’ai le plaisir de vous faire découvrir une photographie de mon poème au bord de la route, prise dans le cadre de PAQCAD - la poésie a quelque chose à dire.

    J'ai le plaisir de vous faire découvrir une photographie de mon poème au bord de la route, prise dans le cadre de PAQCAD - la poésie a quelque chose à dire. Elle a été publiée le 19 janvier 2016 sur la page Facebook du dispositif. Je n'ai pas demandé à Xavier Frandon, qui (…)
  • mucus, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 19 décembre 2013

    Je suis seule. En mon château. En haut d’un pic. Au bord d’une falaise. Au-dessus de flots furieux qui m’assourdissent. Je suis seule. En ce château. Au fond des oubliettes. Mon corps bleui par l’hypothermie. Tremblant. Chétif.

    Je suis seule. En mon château. En haut d’un pic. Au bord d’une falaise. Au-dessus de flots furieux qui m’assourdissent. Je suis seule. En ce château. Au fond des oubliettes. Mon corps bleui par l’hypothermie. Tremblant. Chétif. A peine un soupçon dans l’ombre. Là, pourtant. (…)
  • mamie, c’était, dans éloge funèbre, le 14 février 2013

    Mamie, c’était la gourmandise. Les fraises tagada, les raiders, l’orangina. Elle ne venait jamais les mains vides. Une plaque de chocolat, des gâteaux. Elle nous a transmis ça. Ce don. La gourmandise. L’appétit des bonnes choses.

    Mamie, c’était la gourmandise. Les fraises tagada, les raiders, l’orangina. Elle ne venait jamais les mains vides. Une plaque de chocolat, des gâteaux. Elle nous a transmis ça. Ce don. La gourmandise. L’appétit des bonnes choses. Mamie, c’était les virées en voiture. Les (…)
  • sa mamie ne saura pas, dans ateliers de Séverine Daucourt-Fridriksson (Bibliothèque municipale de Belfort, février 2017), le 14 février 2017

    il
    tient l’autre bout
    du fil

    il tient l'autre bout du fil elle raccroche et va voir le petit il lève le nez de son livre elle lui dit le ne jamais guérir le mourir bientôt et l'au revoir il tâte le terrain et le risque devient la mort elle le regarde parler d'esprits et de (…)
  • Glace ; Architecte de mes rêves, dans publications, le 18 juin 2017

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mes séries poétiques Glace et Architecte de mes rêves, dans le °17, Esprit d’escalier, de la revue Sarrazine, publié en juin 2017, p. 135-143.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de mes séries poétiques Glace et Architecte de mes rêves, dans le °17, Esprit d'escalier, de la revue Sarrazine, publié en juin 2017, p. 135-143.
  • attrapons-les tous, dans écrire avec / pour mon fils, le 24 décembre 2014

    il se lève
    sourcils froncés

    il se lève sourcils froncés il observe le rayon de lumière franche qui descend de la fenêtre jusqu'au sol il passe sa main dedans rigole essaie d'attraper quelque chose il fait ham je vais te manger et toi aussi et toi aussi en portant sa main vide à sa (…)
  • berthe, dans nouvelles, le 11 septembre 2014

    Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château.

    Joux, par Angèle Casanova Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château. Suinte à la surface de sa peau insensibilisée par les (…)