par angèle casanova

« horreur »

  • daphné, par Angèle Casanova, dans mythes selon Angèle Casanova, le 29 octobre 2013

    Le paysage danse devant ses yeux. A un rythme saccadé, fou. Une branche lui fouette le visage. Son arcade sourcilière éclate. Un jet de sang coule le long de sa paupière. Elle ne s’arrête pas. Continue de courir. A perdre haleine. Au hasard.

    Le paysage danse devant ses yeux. A un rythme saccadé, fou. Une branche lui fouette le visage. Son arcade sourcilière éclate. Un jet de sang coule le long de sa paupière. Elle ne s’arrête pas. Continue de courir. A perdre haleine. Au hasard. Elle contourne les arbres, écarte (…)
  • goguenards, dans nouvelles, le 17 février 2014

    Tous les matins, je m’installe à ma table à dessin. Les journaux du jour et un mug de café à portée de main. Tout en buvant mon café, je commence à tracer, négligemment, quelques croquis.

    Tous les matins, je m’installe à ma table à dessin. Les journaux du jour et un mug de café à portée de main. Tout en buvant mon café, je commence à tracer, négligemment, quelques croquis. De temps en temps, je pose mon crayon. Je tourne la mollette de la radio. Je change de (…)
  • à ouvrir dans trente ans, dans nouvelles, le 1er mars 2014

    Elle regarde le plafond. Elle compte les fissures. Elle les apprend. Par cœur. Les dessins hasardeux qu’elles forment. Une biche. Une chaise. Constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond. Des heures. Des jours.

    Elle regarde le plafond. Elle compte les fissures. Elle les apprend. Par cœur. Les dessins hasardeux qu’elles forment. Une biche. Une chaise. Constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond. Des heures. Des jours. Elle ne sait plus. La lumière du jour (…)
  • l’autre chaussure, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 8 octobre 2013

    L’autre chaussure, je ne l’ai jamais revue. En son absence, les chaussures, j’en achète. Souvent. Je les range en rang d’oignon. Deux par deux. Je déteste en égarer une. Quand cela se produit, je panique. Je cherche, convulsivement, sous le lit.

    L’autre chaussure, je ne l’ai jamais revue. En son absence, les chaussures, j’en achète. Souvent. Je les range en rang d’oignon. Deux par deux. Je déteste en égarer une. Quand cela se produit, je panique. Je cherche, convulsivement, sous le lit. Jusqu’à ce que je la trouve. (…)
  • Tout risque / La souffrance n’est rien / Le rat, dans publications, le 2 avril 2017

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de trois de mes nouvelles illustrées par Blessmaille, Tout risque, La souffrance n’est rien et Le rat, dans le fanzine BAZAAR MANIAC, n°7 (novembre 2016), p. 11, 36-37 et 48-49.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de trois de mes nouvelles illustrées par Blessmaille, Tout risque, La souffrance n’est rien et Le rat, dans le fanzine BAZAAR MANIAC, n°7 (novembre 2016), p. 11, 36-37 et 48-49.
  • atlante, par Angèle Casanova, dans écrire avec Delphine Régnard (juillet 2013), le 5 juillet 2013

    La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales.

    La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales. Las, le pied traînant, il (…)
  • antigone, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 28 octobre 2013

    Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée.

    Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée. Des cris résonnent (…)
  • Polyphème, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 30 juin 2014

    Personne ne vit
    plus que moi
    la douleur de la nuit

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là
  • un mois, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 5 novembre 2006

    Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours... J’ai peur... Il me poursuivait, et puis y avait la sorcière aussi. Ils me poursuivaient tous les deux. Je me sens pas bien... J’ai vomi ? C’est vrai ? Je me suis rendue compte de rien.

    Maman, maman, j’ai rêvé de l’ours... J’ai peur... Il me poursuivait, et puis y avait la sorcière aussi. Ils me poursuivaient tous les deux. Je me sens pas bien... J’ai vomi ? C’est vrai ? Je me suis rendue compte de rien. D’accord, promis, je vais essayer de dormir. Bonne (…)
  • Minotaure, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 23 juin 2014

    Dans ces entrailles de pierre
    un monstre digère
    les amants fugitifs

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là