par angèle casanova

« errance »

  • des nouilles à l’Abreuvoir, par Angèle Casanova, dans écrire avec Pierre Ménard (mai 2013), le 3 mai 2013

    « Voir Bobigny
    – Il n’y a rien à voir à Bobigny.
    – Pourquoi, ça n’existe pas ?
    – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer.

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  • on remballe, par Angèle Casanova, dans écrire avec Brigitte Célérier (décembre 2012), le 7 décembre 2012

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits. Tant que je peux. Dans la rue, la vie est distante, pressée, circulatoire à l’excès. Voitures, piétons, magasins. Flux sans respirations. Ou alors intimité jalouse. Portes fermées. Volets tirés. Commerçants barricadés au fond de leurs boutiques, derrière leurs comptoirs. Derrière leurs vitrines.

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  • ariane, par Angèle Casanova, dans mythes selon Angèle Casanova, le 27 octobre 2013

    La voiture démarre et quitte le parking. Elle la suit des yeux, bras ballants. L’aire d’autoroute est déserte. Il est tard. Au bout d’un temps indéterminé, elle tressaille et regarde autour d’elle.

    La voiture démarre et quitte le parking. Elle la suit des yeux, bras ballants. L’aire d’autoroute est déserte. Il est tard. Au bout d’un temps indéterminé, elle tressaille et regarde autour d’elle. Les chiottes ouverts. Le bois tout proche. Le van garé à l’autre bout du (…)
  • nessos, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 6 juillet 2014

    Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en deviens fou.

    Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Tout le temps. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en suis bouleversé. Je ne (…)
  • bad x 15 et autres textes, dans publications, le 14 janvier 2018

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication d’un ensemble de textes intitulé bad x 15 et autres textes dans la revue Les Cahiers de Tinbad (Éditions Tinbad), n°5 (Janvier 2018), p. 53-60.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un ensemble de textes intitulé bad x 15 et autres textes dans la revue Les Cahiers de Tinbad (Éditions Tinbad), n°5 (Janvier 2018), p. 53-60. Cet ensemble comporte deux poèmes et une prépublication de mon projet d'écriture en (…)
  • tous les jours, c’est lundi (variante), dans tous les jours, c’est lundi, le 9 août 2012

    Lundi. Le boulevard est calme. Rideaux de fer baissés. Piétons au pas rapide. Peu de bruits. Juste les voitures.
    Monoprix tel un phare guidant la foule vers ses étals rassurants.

    Lundi. Le boulevard est calme. Rideaux de fer baissés. Piétons au pas rapide. Peu de bruits. Juste les voitures. Monoprix tel un phare guidant la foule vers ses étals rassurants. L’aumône se fait rare. Tous les lundi, le SDF qui fait le pied de grue à l’entrée du magasin me (…)
  • De A en B, dans publications, le 18 juin 2017

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication d’un ensemble de nouvelles, récits, poèmes, De A en B, dans le Hors-série #1 : Francis Caudron de la revue Le Cafard hérétique, publié en mai 2017, p. 115-120.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un ensemble de nouvelles, récits, poèmes, De A en B, dans le Hors-série #1 : Francis Caudron de la revue Le Cafard hérétique, publié en mai 2017, p. 115-120.
  • ombre, dans Bloomsbury spleen, le 26 février 2014

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais.

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais. Alors que non. Je joue à. Je rôde. Je (…)
  • peau de lapin, dans peau de lapin, le 11 septembre 2012

    y a quoi dedans ?
    et dedans ?
    et dedans ?
    chapelet des questions enfantines
    hésitations maternelles

    y a quoi dedans ? et dedans ? et dedans ? chapelet des questions enfantines hésitations maternelles En effet. Y a quoi dedans. Qu’est-ce que ça veut dire. Dedans. La question accroche quelque chose en moi. Le parc de Belleville la rue Vilin, le périph les fortifs. Tout (…)
  • Dead end, par Pierre Ménard (liminaire), dans écrire avec Pierre Ménard (mai 2013), le 3 mai 2013

    « L’image a toujours le dernier mot. » Cette phrase de Roland Barthes que je ne connais pas (je ne sais pas de quel ouvrage elle est extraite), aperçue dans le métro new-yorkais, me trotte dans la tête tout au long de notre découverte de Greenpoint.

    « L'image a toujours le dernier mot. » Cette phrase de Roland Barthes que je ne connais pas (je ne sais pas de quel ouvrage elle est extraite), aperçue dans le métro new-yorkais, me trotte dans la tête tout au long de notre découverte de Greenpoint. Elle m'attire, m'intrigue, (…)