par angèle casanova

« visage »

  • la vache elle rit, dans la vie des vaches, le 22 octobre 2013

    La vache elle rit. Ça fait cent ans à ce qu’il paraît qu’elle prend la pose sur les boîtes de fromage. Avec ce petit rictus de Joconde.

    La vache elle rit. Ça fait cent ans à ce qu’il paraît qu’elle prend la pose sur les boîtes de fromage. Avec ce petit rictus de Joconde. Comment fait-elle. Pour poser sur nous ce regard énigmatique. Sphinx des temps modernes elle nous pose une question qui sourd d’elle-même pour y (...)
  • rectangle amoureux, dans mon corps numérique, le 24 novembre 2013

    Elle sort de la douche. Un nuage de buée s’échappe de la porte en plexiglas. Elle essuie le miroir du plat de la main, écarte sa tignasse trempée pour mieux voir son visage.

    Elle sort de la douche. Un nuage de buée s’échappe de la porte en plexiglas. Elle essuie le miroir du plat de la main, écarte sa tignasse trempée pour mieux voir son visage. Elle attrape la serviette, frotte énergiquement ses cheveux retournés puis le reste de son corps. Alors elle (...)
  • INTERDIT, dans poèmes, le 6 juillet 2014

    Tu es caché
    au dos d’un
    panneau
    INTERDIT

    Tu es caché au dos d’un panneau INTERDIT rouge impératif sans nuances tu y es caché je le sais plusieurs fois je te vois derrière dessous quelqu’un a dégommé le panneau INTERDIT en passant peut-être à coup de pied peut-être en trébuchant toujours est-il que je te vois plusieurs (...)
  • des vitres et des trains, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 3 novembre 2006

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe.

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe. Tourner le dos aux gens, à leur mine fatiguée. Les (...)
  • scoubidoubidou, dans écrire avec / pour mon fils, le 2 août 2014

    Il entend nos mots d’amour
    lève la tête de son couscous
    me regarde
    s’approche
    et se jette à mon cou

    Il entend nos mots d’amour lève la tête de son couscous me regarde s’approche et se jette à mon cou mon amoureuse qu’il dit je le reprends aussitôt non tu es mon enfant à moi mon petit d’accord qu’il fait d’accord alors il pose sa joue contre ma joue et me dit ma jolie maman et (...)
  • cent soixante degrés, dans poèmes, le 8 décembre 2015

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon poème cent soixante degrés sur le site de la revue le FESTIVAL PERMANENT DES MOTS (article paru le 8 décembre 2015). Ce poème sera publié dans le FPM papier de mars 2016.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon poème cent soixante degrés sur le site de la revue le FESTIVAL PERMANENT DES MOTS (article paru le 8 décembre 2015). Ce poème est également publié dans le FPM papier n°9 (mars 2016). Il a également donné lieu à un vidéopoème (...)
  • derrière, dans poèmes, le 26 janvier 2016

    je n’ai pas le droit
    non
    pas le droit

    je n’ai pas le droit non pas le droit de dire bonjour à un homme dans la rue beau ou laid jeune ou vieux je ne dois pas ma solitude a des yeux toujours derrière la tête je dois marcher les miens baissés modestes (...)
  • la cascade, dans menteuses, le 5 novembre 2014

    Tu as l’habitude
    de venir jouer
    dans ce vallon
    il te voit grandir
    devenir femme

    Tu as l’habitude de venir jouer dans ce vallon il te voit grandir devenir femme Tes cheveux ruissellent cascade brune sauvage en accord avec l’esprit du vallon Tes cheveux cascadent au son de l’eau qui court dans le ruisseau Tes cheveux cascadent l’eau ruisselle la fée te (...)
  • cent soixante degrés, dans publications, le 18 avril 2016

    J’ai participé à la Nuit virtuelle II : la revanche de la prose de la revue POEME SALE, qui s’est déroulée dans la nuit du 4 au 5 mars 2016, à l’heure québécoise, avec mon poème cent soixante degrés.

    J'ai participé à la Nuit virtuelle II : la revanche de la prose de la revue POEME SALE, qui s'est déroulée dans la nuit du 4 au 5 mars 2016, à l'heure québécoise, avec mon poème cent soixante degrés, publié sur la page Angèle Casanova de Poème sale. cent soixante degrés a été (...)
  • ils ont des osses, dans écrire avec / pour mon fils, le 15 avril 2014

    Je lui cache les yeux
    je lui dis
    ce n’est pas pour toi
    tu es trop petit

    Je lui cache les yeux je lui dis ce n’est pas pour toi tu es trop petit on éteint non qu’il dit on éteint c’est tout Il pleure maman je vais faire des cauchemars je t’avais bien dit que ce n’était pas pour toi c’est malin Maman j’ai peur des morts des morts ou de la mort ? de (...)

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