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	<title>Gadins et bouts de ficelles</title>
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		<title>pollen : a tribute to maryse, par Christophe Grossi (d&#233;bo&#238;tements)</title>
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		<dc:date>2013-11-01T08:21:00Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;On approchait de la Toussaint et nous pouvions lire &#224; l'entr&#233;e que tout avait &#233;t&#233; mis en oeuvre pour s&#233;curiser les visiteurs, phrase qui m'aurait fait rire dans un autre contexte. On approchait de la Toussaint et nous avancions lentement.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://gadinsetboutsdeficelles.net/local/cache-vignettes/L320xH320/pollen_a_tribute_to_maryse-adc78.jpg?1624430482' width='320' height='320' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
On approchait de la Toussaint et nous pouvions lire &#224; l'entr&#233;e que tout avait &#233;t&#233; mis en oeuvre pour s&#233;curiser les visiteurs, phrase qui m'aurait fait rire dans un autre contexte. On approchait de la Toussaint et nous avancions lentement. Quelques-uns se saluaient, se tenaient par le bras, parlaient &#224; voix basse, d'autres regardaient autour d'eux et les touristes prenaient des photos, clic, s'arr&#234;taient, &#233;courtaient leur visite, observaient la sc&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
On avait install&#233; un micro gr&#226;ce auquel parler, vroum, se souvenir, vroum, dire, vroum, chanter, vroum, lire, et m&#234;me rire. Puis les clowns ont commenc&#233; &#224; siffler faux, tut-puit-tuut, &#224; tourner autour de nous, tuut-puipui-tut, &#224; nous regarder dans les yeux pendant que nous dispersions quelques p&#233;tales de roses (l'une de tes fleurs pr&#233;f&#233;r&#233;es) dans le caveau, no return.&lt;br class='autobr' /&gt;
La nuit tombait, tu &#233;tais allong&#233;e au jardin des ombres poudreuses et quelqu'un agitait une cloche, clang clang : on nous mettait dehors (dehors dehors).&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'entrer dans le pub Irlandais, comme il restait quelques p&#233;tales dans le grand sac en kraft, chacun a pu se servir, en prendre avec lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus tard, j'ai &#233;tal&#233; les p&#233;tales sur la table basse en verre d&#233;poli avant de les prendre en photo, clic, puis j'ai adress&#233; cette photo &#224; un de nos amis communs qui n'avait pu &#234;tre avec nous, clic, et dont c'&#233;tait l'anniversaire, happy. Comme je savais que malgr&#233; la distance il avait &#233;t&#233; l&#224;, j'ai pens&#233; que lui aussi aurait aim&#233; garder pr&#232;s de lui les p&#233;tales de l'adieu, remember. Plus tard, il m'a &#233;crit, clic, que j'avais bien fait. Entre-temps j'avais dispos&#233; les p&#233;tales dans une vieille soupi&#232;re en fa&#239;ence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, les couleurs sont toujours aussi vives et bien que les p&#233;tales ont s&#233;ch&#233;, il n'ont rien perdu de leur parfum. C'est du f&#233;tichisme, je sais bien, mais r&#233;guli&#232;rement je plonge ma main dans la soupi&#232;re, soup&#232;se les p&#233;tales, swiitch-swiich, les observe, les hume en regardant ton collage que j'ai achet&#233; quelques jours avant ton dernier vroum, un collage que tu avais intitul&#233; pollen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens from autrefois de tes rebonds, de nos correspondances (Denfert &#224; Rochereau, &#233;crivais-tu), des mots &#233;trangers que tu trempais, tordais, colorais, fripais et que tu retournais jusqu'&#224; les faire r&#233;sonner dans ta propre langue. Je me souviens des voyages immobiles, des avions que tu nous faisais prendre, vroum, des fleurs que nous respirions, des corps en toi tomb&#233;s que m&#234;me &#224; terre tu relevais par ta danse, des voix du dehors qui entraient dans la phrase, quelqu'un dit. Je me souviens de ta main serr&#233;e serr&#233;e au moment de l'adieu, de ta main poing lev&#233;, de ta main ouverte, de ton sourire toujours l&#224; malgr&#233; la douleur la fatigue le creux dedans. Je me souviens de la sad shadow derri&#232;re toi que je voyais avancer, shit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je garde en moi l'image des poissons rouges dans le bassin que le chat roux attrapait parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas oubli&#233; ta voix au t&#233;l&#233;phone, dring, et tes courriels que je lisais souvent sous la ville, clic, sous la ville o&#249; quelques jours apr&#232;s le poing lev&#233; serr&#233; j'&#233;tais presque seul, tuuuuuuut, ligne 9, t&#233;l&#233;phone sur vibreur en main, bzzzz, moi rejoignant les autres, toi l'abyssale liste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la ville, ton cabaret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit, les lampions &#233;clair&#233;s et les chaises de jardin au fond d'un bistrot m'ont ramen&#233; une fois encore vers toi et ton jardin semenoir o&#249; je me rends encore, o&#249; j'erre, navigue, vroum, passe, goings and comings, et prends de la graine avant de revenir &#224; ce pollen qui a connu d'autres d&#233;bo&#238;tements, d'autres appartements et les cris d'un autre enfant &#224; qui tu n'auras pas pu sourire cette fois, une enfant n&#233;e un an apr&#232;s ton no return, &#224; quelques jours pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe Grossi, texte (octobre 2013), photos (octobre 2012)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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