par angèle casanova

« dépression »

  • je campe ma vie, par Angèle Casanova, dans écrire avec Pierre Cohen-Hadria (novembre 2014), le 7 novembre 2014

    Je campe ma vie. Je suis toujours sur la brèche. Sur le départ. Rien à faire. Je m’attache aux choses. Aux gens. Je me rends indispensable. Je me fais détester. Et puis je disparais. En un modeste flash. Je disparais et puis plus rien.

    Je campe ma vie. Je suis toujours sur la brèche. Sur le départ. Rien à faire. Je m’attache aux choses. Aux gens. Je me rends indispensable. Je me fais détester. Et puis je disparais. En un modeste flash. Je disparais et puis plus rien. Comme le big bang à l’envers. Ma vie (…)
  • oeuf mimosa, dans oeuf mimosa, le 21 octobre 2013

    Elle est allongée dans la pénombre. Le jour se lève. Toute la nuit, elle s’est agitée, retournée d’un côté de l’autre sans trouver le sommeil. Les pensées ont du mal à trouver leur chemin jusqu’à sa conscience.

    Elle est allongée dans la pénombre. Le jour se lève. Toute la nuit, elle s’est agitée, retournée d’un côté de l’autre sans trouver le sommeil. Les pensées ont du mal à trouver leur chemin jusqu’à sa conscience. Elle regarde le plafond un moment. Au fur et à mesure, le chaos (…)
  • nessos, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 6 juillet 2014

    Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en deviens fou.

    Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Tout le temps. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en suis bouleversé. Je ne (…)
  • en famille, dans en recouvrement, le 16 novembre 2014

    Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain.

    Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain. En rage en permanence. Contre qui. Contre quoi. Et puis soudain. Noël. Mes parents m’offrent un recueil d’histoires de Disney. Bernard et Bianca, Bambi, Robin des bois et compagnie. (…)
  • lycantrope, dans petits bouts de vie, le 25 mai 2008

    Je suis un loup.
    Un loup-garou, plus précisément.
    Bon, un loup-garou un peu spécial. Mais les mythes sont des mythes, et moi, je suis bien réelle.

    Je suis un loup. Un loup-garou, plus précisément. Bon, un loup-garou un peu spécial. Mais les mythes sont des mythes, et moi, je suis bien réelle. Donc, je suis un loup. De temps en temps. Ponctuellement. Ma pleine lune à moi, c’est la sensation sourde d’une (…)
  • itinéraire bordelais (1994-2000), dans petits bouts de vie, le 27 juin 2012

    DEBUT
    1994
    Une chambre en rez-de-chaussée au lycée Montaigne. Promiscuité avec ma coturne. Décoration avant-gardiste pour masquer les murs lépreux.

    DEBUT 1994 Une chambre en rez-de-chaussée au lycée Montaigne. Promiscuité avec ma coturne. Décoration avant-gardiste pour masquer les murs lépreux. Chambre toujours ouverte aux quatre vents. Je passe par la fenêtre en enjambant le balcon. Je me lève tôt et révise mon (…)
  • mes mots… où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ?, dans petits bouts de vie, le 11 juin 2007

    Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ?

    Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ? Dans ma tête, un grand sifflement retentit. Le vide, le plein, je ne sais pas. Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ? Je suis dans le métro. Encore et toujours. Je n’en suis jamais sortie. Le (…)
  • Ronde de nuit, par Myriam OH, dans écrire avec Myriam OH (septembre 2014), le 5 septembre 2014

    j’ai dans le ventre un Lion qui n’en peut plus de compter les moutons pour s’endormir enfin

    j'ai dans le ventre un Lion qui n'en peut plus de compter les moutons pour s'endormir enfin j'ai dans le cœur un Lion qui n'en veut plus de vos rêves à ronger en attendant mieux prends ma main suis les chemins de mes caprices embarque pour ma ronde de nuit prends ma (…)
  • code(s), dans petits bouts de vie, le 6 mai 2012

    « Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage.

    « Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage. Sauf, en agglomération, s’il s’agit d’un véhicule de transport en commun. Sauf s’il s’agit d’un véhicule d’intervention utilisant (…)
  • interdit aux hommes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)