par angèle casanova

« eau »

  • abécédaire au vent, dans petits bouts de vie, le 30 juin 2014

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Eoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux.

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Éoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux. Ils se contentent de claquer au gré de la brise. (...)
  • le soutien-gorge (quelques notes), dans poèmes, le 17 décembre 2015

    la lumière joue sur le plafond voûté
    les statues émergent de l’ombre
    fantômes voluptueux
    l’eau rasante file droit au milieu

    la lumière joue sur le plafond voûté les statues émergent de l’ombre fantômes voluptueux l’eau rasante file droit au milieu verte plane silencieuse elle s’étend sur toute la longueur du bâtiment *** la piscine un peu moins de cinquante mètres qui ne furent jamais olympiques a été (...)
  • ligne de partage, dans la route, le 6 février 2014

    L’autoroute défile
    Je grignote le terrain
    Je passe devant ce panneau
    Ligne de partage des eaux

    l’autoroute défile je grignote le terrain je passe devant ce panneau ligne de partage des eaux zone frontière entre sud et nord comme si une tension existait en ce lieu un équilibre invisible instable peut-être une ligne où les mers si loin pourtant s’affrontent se combattent en (...)
  • Glace ; Architecte de mes rêves, dans publications, le 18 juin 2017

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mes séries poétiques Glace et Architecte de mes rêves, dans le °17, Esprit d’escalier, de la revue Sarrazine, publié en juin 2017, p. 135-143.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de mes séries poétiques Glace et Architecte de mes rêves, dans le °17, Esprit d'escalier, de la revue Sarrazine, publié en juin 2017, p. 135-143.
  • le mur d’eau, par Angèle Casanova, dans écrire avec Franck Queyraud (décembre 2014), le 5 décembre 2014

    J’imprime les photographies sur du papier machine. En noir et blanc. J’y perds beaucoup, mais je peux confronter les images. Je note des mots-clés au dos des feuillets.

    #1 J’imprime les photographies sur du papier machine. En noir et blanc. J’y perds beaucoup, mais je peux confronter les images. Je note des mots-clés au dos des feuillets. Je les pose et reviens au dossier informatique. Je réfléchis à ce qui pourrait faire sens. Là. A ce qui (...)
  • voir rouge, dans photo-textes, le 22 novembre 2013

    Cette performance a été réalisée dans le cadre du pecha kucha littéraire "Oloé, des espaces élastiques Où lire Où écrire", proposé pour l’inauguration de L@ppli, l’espace numérique des Médiathèques de Strasbourg, le 22/11/2013 (Médiathèque André Malraux).

    Je ne sais pas trier. Les papiers s’entassent. Se perdent. Et pourtant. Quand j’emménage quelque part, je prévois toujours un coin. Pour lire. Pour écrire. Je le mets en scène. Mais quand il s’agit de l’utiliser, plus personne. Je m’installe n’importe où. Plutôt que dans mon nid (...)
  • La première allumette, par Camille Philibert-Rossignol, dans écrire avec Camille Philibert-Rossignol (novembre 2014), le 7 novembre 2014

    S’étioler à votre fenêtre en contemplant une chouette orangée et les ragondins du marécage, ils vaquent entre la boue et le rocher, tout en se demandant s’il n’est pas temps de se lever pour éteindre le poêle [...]

    S'étioler à votre fenêtre en contemplant une chouette orangée et les ragondins du marécage, ils vaquent entre la boue et le rocher, tout en se demandant s'il n'est pas temps de se lever pour éteindre le poêle sur lequel chauffe une casserole de liquide dont le croassement crépitant (...)
  • atlante, par Angèle Casanova, dans écrire avec Delphine Régnard (juillet 2013), le 5 juillet 2013

    La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales.

    La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales. Las, le pied traînant, il (...)
  • Narcisse, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 25 juin 2014

    J’ai lu mon image
    l’univers a approuvé
    le verdict des eaux

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là
  • Sauvagerie au guichet, par Cécile Benoist, dans écrire avec Cécile Benoist (octobre 2014), le 3 octobre 2014

    Chère dame du Pôle Emploi,
    Hier, je suis venue te voir. Entre midi et deux, parce que c’est là qu’il y a le moins de monde tu m’as dit la dernière fois. J’ai poussé la porte et me suis sagement installée derrière les quinze personnes qui formaient une file bigarrée, comme on dit.

    Chère dame du Pôle Emploi, Hier, je suis venue te voir. Entre midi et deux, parce que c’est là qu’il y a le moins de monde tu m’as dit la dernière fois. J’ai poussé la porte et me suis sagement installée derrière les quinze personnes qui formaient une file bigarrée, comme on dit. J’ai (...)

|