par angèle casanova

« joie »

  • écho, dans le papier à musique, le 18 février 2016

    des sons approximatifs répétés et puis la mélodie s’élève / la salle est haute la musique enveloppante / au fond de mon transat j’entends un vagissement / derrière moi un bébé / sur mon flanc un autre son lui répond étranglé brusque et maladroit /

    des sons approximatifs répétés et puis la mélodie s’élève / la salle est haute la musique enveloppante / au fond de mon transat j’entends un vagissement / derrière moi un bébé / sur mon flanc un autre son lui répond étranglé brusque et maladroit / un ours a crié là / la musique bat son (...)
  • pas de chou blanc, un canard, des carpes, un ballon, dans petits bouts de vie, le 10 août 2012

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge.

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge. Je le guide vers le flanc droit de la fontaine. Très (...)
  • aflojar a fondo, par Angèle Casanova, dans écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017), le 12 avril 2013

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.

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  • il est 16h, dans poèmes, le 1er avril 2014

    Au bord de l’eau
    les yeux au loin
    un chemin de lumière

    Au bord de l’eau les yeux au loin un chemin de lumière juste devant moi mène au soleil le sable luit aucun bruit des enfants jouent à gauche à droite les pieds dans l’eau il fait bon il est 16h une petite fille arrose un ruisseau les pieds dans l’eau il est 16h et l’on est bien (...)
  • ME Mulhouse, dans la vie des vaches, le 19 juillet 2014

    Une pente douce
    file
    sous
    le tapis
    de l’autoroute
    comme mangée
    par l’asphalte

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  • 12e Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs, Auberge des Moraines (Lepuix), dans actions, le 15 février 2015

    Le Samedi 14 mars, à partir de 15 heures, le Printemps des poètes se fait africain à l’Auberge des Moraines, mon café-concert préféré. Insurrection poétique au rendez-vous !

    © Pascale Delgrange Le Samedi 14 mars, à partir de 15 heures, le Printemps des poètes se fait africain à l'Auberge des Moraines, mon café-concert préféré. Insurrection poétique au rendez-vous, avec l'ouverture du 12e Printemps des poètes d'Afrique et d'ailleurs. AU PROGRAMME Toute (...)
  • de Malcolm X à Frederick Douglass, dans NY, Harlem, 119th Street, le 8 décembre 2012

    Nous marchons le long de la 119e rue. Les brownstones se ressemblent comme des sœurs. Et pourtant. Chacune à ses encorbellements. Ses lignes. Ses matières. Chacune invente une nouvelle façon d’être une brownstone.

    Nous marchons le long de la 119e rue. Les brownstones se ressemblent comme des sœurs. Et pourtant. Chacune à ses encorbellements. Ses lignes. Ses matières. Chacune invente une nouvelle façon d’être une brownstone. Et puis. Délabrées, bringuebalantes. Ou au contraire. Décorées, (...)
  • incurable, dans éloge funèbre, le 11 juillet 2012

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu’on puisse l’en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci)

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu'on puisse l'en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci) euthanasie : « À l'origine, l'euthanasie (...)
  • aflojar a fondo, dans photo-textes, le 12 avril 2013

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées. De la rue, la façade accroche la lumière. On la devine, sa (...)
  • GATO, GATO, GATO !, dans petits bouts de vie, le 5 mars 2011

    Quand mon enfant n’est pas là, il laisse son empreinte en creux derrière lui. L’espace vibre de sa présence.

    Quand mon enfant n'est pas là, il laisse son empreinte en creux derrière lui. L'espace vibre de sa présence. Une chaussure oubliée, un animal en plastique posé sous un coin de meuble, les coussins du canapé disposés à sa façon, tout me parle de lui. La maison est un entrelacs de (...)

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