par angèle casanova

« géométrie »

  • des nouilles à l’Abreuvoir, par Angèle Casanova, dans photo-textes, le 3 mai 2013

    « Voir Bobigny
    – Il n’y a rien à voir à Bobigny.
    – Pourquoi, ça n’existe pas ?
    – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer.

    « Voir Bobigny – Il n’y a rien à voir à Bobigny. – Pourquoi, ça n’existe pas ? – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer. – Si ça existe, on doit voir quelque chose, une réalité comme une autre, comme un désert, comme un campement d’Indiens, comme (...)
  • goguenards, dans nouvelles, le 17 février 2014

    Tous les matins, je m’installe à ma table à dessin. Les journaux du jour et un mug de café à portée de main. Tout en buvant mon café, je commence à tracer, négligemment, quelques croquis.

    Tous les matins, je m’installe à ma table à dessin. Les journaux du jour et un mug de café à portée de main. Tout en buvant mon café, je commence à tracer, négligemment, quelques croquis. De temps en temps, je pose mon crayon. Je tourne la mollette de la radio. Je change de chaîne. A (...)
  • Ronde de nuit, par Myriam OH, dans écrire avec Myriam OH (septembre 2014), le 5 septembre 2014

    j’ai dans le ventre un Lion qui n’en peut plus de compter les moutons pour s’endormir enfin

    j'ai dans le ventre un Lion qui n'en peut plus de compter les moutons pour s'endormir enfin j'ai dans le cœur un Lion qui n'en veut plus de vos rêves à ronger en attendant mieux prends ma main suis les chemins de mes caprices embarque pour ma ronde de nuit prends ma main le (...)
  • berthe, dans nouvelles, le 11 septembre 2014

    Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château.

    Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château. Suinte à la surface de sa peau insensibilisée par les années passées là. A attendre. La (...)
  • j’te tourne autour, dans la route, le 27 avril 2014

    J’te tourne autour
    j’sais rien fair’ d’autre
    j’te tourne autour

    J’te tourne autour j’sais rien fair' d’autre j’te tourne autour je tourne je tourne robe légère pied en l’air je tourne Notre danse est joie espérance notre danse est sans début sans fin Elle change pourtant Au fur et à mesure nous dansons plus près toujours plus près l’un de (...)
  • ligne de partage (bis), dans la route, le 25 janvier 2016

    je sais bien qu’elle traverse le paysage
    cette ligne

    je sais bien qu’elle traverse le paysage cette ligne mais naïvement jusqu’alors je ne pouvais la concevoir que sur l’autoroute entre Belfort et Mulhouse là où je l’avais franchie pour la première fois aussi quand on me parla de cet autre panneau perché en haut du ballon d’Alsace (...)
  • code(s), dans petits bouts de vie, le 6 mai 2012

    « Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage.

    « Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage. Sauf, en agglomération, s’il s’agit d’un véhicule de transport en commun. Sauf s’il s’agit d’un véhicule d’intervention utilisant ses (...)
  • indices [série], dans indices [série], le 11 décembre 2014

    Vous pouvez lire ma série poétique indices [série] sur la Revue des Ressources, dans la rubrique Création - Poésie (article paru le jeudi 11 novembre 2014).

    Vous pouvez lire ma série poétique indices [série] sur la Revue des Ressources, dans la rubrique Création - Poésie (article paru le jeudi 11 novembre 2014).
  • concert clinquant, dans poèmes, le 4 mai 2014

    près la rue quand même
    que point n’avais vu
    avant toi

    près la rue quand même que point n’avais vue avant toi alors qu’elle est au bout de la mienne de rue près la rue quand même donc nous passons rangée de gambettes désaccordées cabas sous le bras je regarde mes pieds le vent siffle j’ai froid j’entends un claquement régulier choral (...)
  • la danse des fées, dans menteuses, le 3 novembre 2014

    Elle pose
    yeux droits devant
    elle ne les regarde pas
    jamais

    Elle pose yeux droits devant elle ne les regarde pas jamais Et pourtant elles dansent devant elle au bout de son nez Elle devrait n’avoir d’yeux que pour elles Et pourtant elle regarde l’objectif regard droit franc sûr du monde dans lequel elle vit Comment l’expliquer… (...)

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[1Jacques Gaucheron, La Ballade de Bobigny, 1987, p. 15