par angèle casanova

« ville »

  • guidé par le caillou, dans écrire avec / pour mon fils, le 1er juillet 2014

    Il prend le caillou en main. Le soupèse. Il est gros. Un peu moins qu’une pierre. Un peu plus qu’un caillou ordinaire. Un gros caillou. Irrégulier. Gris. Qui épouse agréablement la paume de sa main. Il le pose par terre. Et propose de jouer au foot.

    Il prend le caillou en main. Le soupèse. Il est gros. Un peu moins qu’une pierre. Un peu plus qu’un caillou ordinaire. Un gros caillou. Irrégulier. Gris. Qui épouse agréablement la paume de sa main. Il le pose par terre. Et propose de jouer au foot. A tour de rôle, les trois (...)
  • nervure, dans poèmes, le 3 mars 2014

    Menton contre poitrine
    Je lis
    Sans lever le nez
    Jamais

    Menton contre poitrine Je lis Sans lever le nez Jamais A un moment Pourtant L’avion tremble J’émerge Tourne mon visage vers le hublot Un court instant Qui tressaille Car revenant à mon livre j’ai hésité Une impression fugitive M’a retenue Une ville En contrebas Dérange mes (...)
  • LA RUE DE A À Z // Little Senegal, Harlem, NY, USA , dans photo-textes, le 3 octobre 2013

    Les photographies qui composent "La rue de A à Z" ont été prises un matin de décembre 2012, un peu avant 8h, à Little Senegal, Harlem, New York, entre le coin de la 119e rue et Adam Clayton Powell Bvd, la 116e rue et le coin de la 119e et Malcolm X Bvd (nom actuel de Lenox Avenue).

    A LOUER Juché sur une échelle, l’agent immobilier fixe tant bien que mal la bannière au-dessus de la boutique décrépite. Il descend, recule au ras du trottoir, tire la langue, un œil fermé, la tête inclinée… Ça pourrait être pire. Il ne lui reste plus qu’à attendre le chaland. Plus (...)
  • des nouilles à l’Abreuvoir, par Angèle Casanova, dans écrire avec Pierre Ménard (mai 2013), le 3 mai 2013

    « Voir Bobigny
    – Il n’y a rien à voir à Bobigny.
    – Pourquoi, ça n’existe pas ?
    – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer.

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  • RER B, station Port-Royal, dans petits bouts de vie, le 1er juillet 2012

    Encombrée de moi-même, je marche à pas inégaux, prenant bien garde de maintenir mes pieds dans l’axe. Au moindre signe de défaillance, ils rentrent en dedans, comme les fleurs de volubilis se rétractent au coucher du soleil.

    Encombrée de moi-même, je marche à pas inégaux, prenant bien garde de maintenir mes pieds dans l’axe. Au moindre signe de défaillance, ils rentrent en dedans, comme les fleurs de volubilis se rétractent au coucher du soleil. Se concentrer, maintenir le cap, ne pas dévier lentement (...)
  • le raisin, par Angèle Casanova, dans écrire avec Stéphane Bataillon (décembre 2015), le 4 décembre 2015

    Pour lire mon texte, allez .

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  • concert clinquant, dans poèmes, le 4 mai 2014

    près la rue quand même
    que point n’avais vu
    avant toi

    près la rue quand même que point n’avais vue avant toi alors qu’elle est au bout de la mienne de rue près la rue quand même donc nous passons rangée de gambettes désaccordées cabas sous le bras je regarde mes pieds le vent siffle j’ai froid j’entends un claquement régulier choral (...)
  • au carrefour. Pimodan / Barbusse, dans petits bouts de vie, le 4 juillet 2012

    Le matin, je traverse la rue. Juste devant ce camion, garé tout au coin. Je joue un peu à la roulette, j’écoute, je tends la tête, je vérifie que la voie est libre, et très vite, je traverse.

    Le matin, je traverse la rue. Juste devant ce camion, garé tout au coin. Je joue un peu à la roulette, j'écoute, je tends la tête, je vérifie que la voie est libre, et très vite, je traverse. Les jours passent, le camion reste. Il attire mon regard. De plus en plus. Je passe au (...)
  • Le dindon de la farce, comédie en 2 actes pour 3 comédiens, dans petits bouts de vie, le 25 septembre 2012

    Décor unique. Le marché couvert, un mardi matin à 10h. Automne. Peu de clients. Juste quelques ménagères, les vieux du coin. Les commerçants discutent le bout de gras au coin de leur étal.

    Décor unique. Le marché couvert, un mardi matin à 10h. Automne. Peu de clients. Juste quelques ménagères, les vieux du coin. Les commerçants discutent le bout de gras au coin de leur étal. Notre témoin (de sexe féminin) fait irruption sur la scène par la porte du fond, entre le stand (...)
  • coup de soleil, par Angèle Casanova, dans le grain du mur, le 24 mars 2014

    leur signe de reconnaissance
    ils le choisissent
    au coin d’une banquette de café
    autour d’une bonne bière

    leur signe de reconnaissance ils le choisissent au coin d’une banquette de café autour d’une bonne bière ils se le disent on devrait marquer notre territoire d’un coup de soleil montrer qui on est où on vit où on rayonne ouais on devrait alors faisons-le dès ce soir avec quoi des (...)

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