par angèle casanova

« Paris »

  • Clinique du rasoir électrique Station technique Braun, dans petits bouts de vie, le 9 juillet 2012

    Je passe une première fois dans cette portion de la rue de la Roquette. A la recherche du restaurant où nous sommes censées nous retrouver. Non. Il n’est pas dans cette rue. Je fais demi-tour.

    Je passe une première fois dans cette portion de la rue de la Roquette. A la recherche du restaurant où nous sommes censées nous retrouver. Non. Il n’est pas dans cette rue. Je fais demi-tour. En revenant sur mes pas, je contourne deux trois tables sur le trottoir, et regarde à (...)
  • pas de chou blanc, un canard, des carpes, un ballon, dans petits bouts de vie, le 10 août 2012

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge.

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge. Je le guide vers le flanc droit de la fontaine. Très (...)
  • des flammes sur le Père-Lachaise, dans photo-textes, le 18 février 2008

    Je n’entre jamais au Père Lachaise que par son entrée principale.

    Je n’entre jamais au Père Lachaise que par son entrée principale. Que par cet escalier, qui nous fait passer de la vie au trépas, de la vitesse à la lenteur, de la grisaille aux teintes subtiles… Mes pieds, en foulant ces marches, se font plus respectueux, plus curieux aussi de la (...)
  • parenthèse temporelle, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 6 novembre 2006

    21h00.
    Je viens de finir mon dessert. Je somnole devant la télévision.
    Le téléphone sonne.

    21h00. Je viens de finir mon dessert. Je somnole devant la télévision. Le téléphone sonne. Le fixe ? Papa m’a appelé cette semaine. Ca doit être maman. Je décroche. Ouaip ? Mademoiselle … ? Oui ? Je suis l’agent … de la gendarmerie de …. Vous êtes bien la fille de Madame … ? Oui ? (...)
  • à l’unisson de mon envie de dire ma solitude, dans le papier à musique, le 4 août 2006

    Nous avons marché un bon moment avant d’arriver à bon port. Un square blotti au milieu de petites barres d’immeubles qui l’enserrent, et réverbéraient particulièrement bien la musique.

    Nous avons marché un bon moment avant d'arriver à bon port. Un square blotti au milieu de petites barres d'immeubles qui l'enserrent, et réverbéraient particulièrement bien la musique. Des notes s'élevant de ramures, de feuillages battus par le vent. Le ciel était peu engageant à (...)
  • Sens interdit, par Camille Philibert-Rossignol, dans écrire avec Camille Philibert-Rossignol (septembre 2012), le 7 septembre 2012

    Questionner vous permettra-t-il d’avancer plus vite sur mes pavés ? Et dans un premier temps, demander où je suis aux passantes nonchalantes vous aidera-t-il à me dénicher dans le quartier ?

    Questionner vous permettra-t-il d'avancer plus vite sur mes pavés ? Et dans un premier temps, demander où je suis aux passantes nonchalantes vous aidera-t-il à me dénicher dans le quartier ? Quand le métro ferme ses grilles, combien de temps durent ces longs moments taiseux où (...)
  • traverser Belleville, par Angèle Casanova, dans écrire avec Camille Philibert-Rossignol (septembre 2012), le 7 septembre 2012

    le pourquoi du comment
    J’ai lu « Vampires » de Thierry Jonquet
    J’ai lu « La fée carabine » de Daniel Pennac
    J’ai lu « Jours tranquilles à Belleville » re de Jonquet

    ==================================================================== le pourquoi du comment J’ai lu « Vampires » de Thierry Jonquet J’ai lu « La fée carabine » de Daniel Pennac J’ai lu « Jours tranquilles à Belleville » re de Jonquet Et j’ai voulu en savoir plus. Je suis venue J’ai (...)
  • pique-moi encore, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 7 novembre 2006

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie.

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie. Ce soir. Je rentre chez moi. La vitre m’attire. Blottie contre elle, je regarde lentement défiler la lumière et la pénombre, la lumière et la pénombre. Peu à peu, mon regard se focalise (...)
  • RER B, station Port-Royal, dans petits bouts de vie, le 1er juillet 2012

    Encombrée de moi-même, je marche à pas inégaux, prenant bien garde de maintenir mes pieds dans l’axe. Au moindre signe de défaillance, ils rentrent en dedans, comme les fleurs de volubilis se rétractent au coucher du soleil.

    Encombrée de moi-même, je marche à pas inégaux, prenant bien garde de maintenir mes pieds dans l’axe. Au moindre signe de défaillance, ils rentrent en dedans, comme les fleurs de volubilis se rétractent au coucher du soleil. Se concentrer, maintenir le cap, ne pas dévier lentement (...)
  • La maison de nos rêves, par Giovanni Merloni (site le portrait inconscient), dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    La maison de nos rêves.
    (Celui qui laisse la maison vieille pour la maison neuve, sait bien ce qu’il perd, mais ne sait pas ce qu’il trouve)

    La maison de nos rêves. (Celui qui laisse la maison vieille pour la maison neuve, sait bien ce qu’il perd, mais ne sait pas ce qu’il trouve) J'avais reçu une lettre non signée de quelqu'un qui devait me connaître très bien. Donc, apparemment, j’aurais dû découvrir à mon tour celui (...)

|