par angèle casanova

« photographie »

  • la preuve par neuf, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 9 novembre 2006

    Le gendarme fouille dans son bureau. Il s’arrête, il nous regarde. Les uns après les autres. Il cherche le pilier de la famille. Visiblement. Il regarde mon père. Mais mon père est perdu. Ca se voit.

    Le gendarme fouille dans son bureau. Il s’arrête, il nous regarde. Les uns après les autres. Il cherche le pilier de la famille. Visiblement. Il regarde mon père. Mais mon père est perdu. Ca se voit. Il parle, sans respirer, continuellement, disant des banalités pour éviter (…)
  • LA RUE DE A À Z // Little Senegal, Harlem, NY, USA , dans photo-textes, le 3 octobre 2013

    Les photographies qui composent "La rue de A à Z" ont été prises un matin de décembre 2012, un peu avant 8h, à Little Senegal, Harlem, New York, entre le coin de la 119e rue et Adam Clayton Powell Bvd, la 116e rue et le coin de la 119e et Malcolm X Bvd (nom actuel de Lenox Avenue).

    A LOUER Juché sur une échelle, l’agent immobilier fixe tant bien que mal la bannière au-dessus de la boutique décrépite. Il descend, recule au ras du trottoir, tire la langue, un œil fermé, la tête inclinée… Ça pourrait être pire. Il ne lui reste plus qu’à attendre le (…)
  • L’OS DE L’OBSCUR (brève autopsie des secrets), par André Rougier, dans écrire avec André Rougier (novembre 2012), le 2 novembre 2012

    (bien que conçu en grande partie avant sa disparition, je dédie ce texte à la mémoire et, surtout, à la présence de Maryse Hache, qui m’a réconcilié avec beaucoup de choses et, peut-être, – alors que je croyais que c’était fait depuis longtemps – avec une part presque oubliée de moi-même…)

    (bien que conçu en grande partie avant sa disparition, je dédie ce texte à la mémoire et, surtout, à la présence de Maryse Hache, qui m’a réconcilié avec beaucoup de choses et, peut-être, – alors que je croyais que c’était fait depuis longtemps – avec une part presque oubliée (…)
  • un chat dans ma gorge, par Angèle Casanova, dans écrire avec Danielle Masson (décembre 2014), le 5 décembre 2014

    Je n’ai pas donné ma langue au chat.
    Le chat s’est fâché.

    Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. C’est le pays de la grande fabrique de mots. Agnès de Lestrade (texte), Valeria Docampo (illustrations). La grande fabrique de mots (Alice Jeunesse,2009) Je n’ai pas donné ma langue au chat. Le chat s’est fâché. Il a (…)
  • Le programme de "Zinzoline s’expose 2016", dans actions, le 28 novembre 2015

    J’ai le plaisir de vous présenter le programme de Zinzoline s’expose 2016, qui se déroulera à la Citadelle de Blaye, chez moi, en Gironde, les 27 et 28 février 2016. Le thème retenu cette année est "La trace, l’empreinte".

    J’ai le plaisir de vous présenter le programme de Zinzoline s'expose 2016, qui se déroulera à la Citadelle de Blaye, chez moi, en Gironde, les 27 et 28 février 2016. Le thème retenu cette année est "La trace, l’empreinte". Je participe à ces rencontres avec : – le samedi (…)
  • erreur sur la personne, dans publications, le 22 janvier 2016

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon poème erreur sur la personne dans le n°4 de la revue MÉTÈQUE, Coming out (janvier 2016), p. 53.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon poème erreur sur la personne dans le n°4 de la revue MÉTÈQUE, Coming out (janvier 2016), p. 53. Mon poème est accompagné d'une photographie par Sophie Lampole.
  • économique, dans la route, le 5 décembre 2013

    Rien en elle n’est économique. Le corps. L’âme. Les sentiments. Elle donne tout. Sans compter. Généreusement. Les autres comptent pour elle. Elle donne tout pour oublier qu’elle n’a rien au cœur. Au fond. Au milieu. Elle est vide.

    Rien en elle n’est économique. Le corps. L’âme. Les sentiments. Elle donne tout. Sans compter. Généreusement. Les autres comptent pour elle. Elle donne tout pour oublier qu’elle n’a rien au cœur. Au fond. Au milieu. Elle est vide. Alors elle donne. Elle parle. Elle vit. Live (…)
  • voyage au bout de ma nuit, dans la route, le 8 décembre 2013

    Je prends l’autoroute. Direction. Tout droit. J’appuie sur l’accélérateur. La vitesse me décolle le cerveau. L’aère. Le fait respirer. Mon champ d’action s’élargit. La nuit me tombe dessus comme une chappe de plomb. Ici. Elle est noire. Sans tache.

    Je prends l’autoroute. Direction. Tout droit. J’appuie sur l’accélérateur. La vitesse me décolle le cerveau. L’aère. Le fait respirer. Mon champ d’action s’élargit. La nuit me tombe dessus comme une chappe de plomb. Ici. Elle est noire. Sans tache. Profonde. Aucune lueur rose (…)
  • La langue de l’instant, par Eric Dubois, dans écrire avec Eric Dubois (septembre 2015), le 4 septembre 2015

    La langue de l’instant épouse le bonheur du monde, l’océan-brume des traversées singulières .
    Elle est une montagne pour les enfants que nous sommes.

    La langue de l'instant épouse le bonheur du monde, l'océan-brume des traversées singulières . Elle est une montagne pour les enfants que nous sommes. Fil à fil, la mémoire berce nos épaules dans des mouvements de sismographe. On éprouve des regrets en évoquant ces moments (…)
  • Belfort, le 3 octobre 2014 à minuit, par Angèle Casanova, dans écrire avec Cécile Benoist (octobre 2014), le 3 octobre 2014

    Chère Grisélidis Réal,
    Je me promenais à Belleville quand je suis tombée sur ce mur. Je lui ai trouvé un petit air de ressemblance avec vous.

    Pour lire mon texte, allez là