par angèle casanova

« oloé »

  • journal du temps qu’il fait, dans poèmes, le 8 août 2006

    Gouttes de pluie
    Tombent sur le papier
    Je continue d’écrire

    Gouttes de pluie Tombent sur le papier Je continue d'écrire Miaulements d'un chat apeuré L'orage au-dessus de nous De grosses gouttes à présent Gobent mon carnet Diluent mon écriture Le chat miaule toujours J'écris Sous un arbre Sous l'orage A l'ombre de la pagode (…)
  • mes mots… où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ?, dans petits bouts de vie, le 11 juin 2007

    Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ?

    Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ? Dans ma tête, un grand sifflement retentit. Le vide, le plein, je ne sais pas. Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ? Je suis dans le métro. Encore et toujours. Je n’en suis jamais sortie. Le (…)
  • canicule, par Angèle Casanova, dans écrire avec Justine Neubach (mars 2015), le 6 mars 2015

    Pour lire mon poème, allez là

    Pour lire mon poème, allez là
  • gueule cassée, dans oloés au jour le jour, le 12 janvier 2015

    y a pas à dire
    la liberté
    c’est important

    y a pas à dire la liberté c'est important restons-y fidèles à cette belle idée un peu casse gueule
  • interdit aux hommes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)
  • présente absence, dans oloés au jour le jour, le 13 avril 2014

    Mes mains encadrent posément le livre. Un pouce sur chaque page. Je suis assise face au mur. Sous la fenêtre. Un café devant moi. Le soleil. Agressif. Inonde mon visage.

    Mes mains encadrent posément le livre. Un pouce sur chaque page. Je suis assise face au mur. Sous la fenêtre. Un café devant moi. Le soleil. Agressif. Inonde mon visage. Il fume dehors. Je l’attends. Au soleil. En lisant Silvia Baron Supervielle qui chante. Mystique. L’amour (…)
  • tout en haut de l’échelle, dans NY, Harlem, 119th Street, le 6 décembre 2012

    Bottes en cuir marron. Liseré vertical parsemé de touts petits clous. Talons plats. Font la jambe fine et légère. Manteau en cuir même couleur. Cheveux tous propres, lâchés, soyeux. Maquillage un brin appuyé aux yeux. Goût du rouge à lèvres. Lunettes de soleil.

    Bottes en cuir marron. Liseré vertical parsemé de touts petits clous. Talons plats. Font la jambe fine et légère. Manteau en cuir même couleur. Cheveux tous propres, lâchés, soyeux. Maquillage un brin appuyé aux yeux. Goût du rouge à lèvres. Lunettes de soleil. Meetpacking. (…)
  • vibrato, dans au bistrot, le 31 mars 2008

    Vibrato.
    Noir / blanc / noir.
    Ombre / lumière / ombre.
    Nuit / jour / nuit.

    Vibrato. Noir / blanc / noir. Ombre / lumière / ombre. Nuit / jour / nuit. Chercher la définition de ce mot dans un dictionnaire… « vibrato n. m. Définition : Mode d'exécution d'un son prolongé, qui consiste à faire varier périodiquement, mais de façon quasi (…)
  • café amer, dans au bistrot, le 4 février 2013

    Je ne lui avais jamais prêté la moindre attention. Sa présence se diluait à l’angle droit de mon champ de vision. L’un comme l’autre, toujours à la même place.

    Je ne lui avais jamais prêté la moindre attention. Sa présence se diluait à l’angle droit de mon champ de vision. L’un comme l’autre, toujours à la même place. Moi, au bord de la première rangée de tables, dans la salle du fond. Lui, accoudé au comptoir, dos au mur, regard (…)
  • répétition 2, dans répétition, le 27 septembre 2013

    Allongée sur mon lit, dos au mur, jambes pliées, je lis mon texte sur une feuille volante qui tremble légèrement sous mes doigts. Ma tête est aussi proche que possible du papier. Ma voix s’y réverbère. Hypnotisée, je plonge dans le texte, je me bats avec lui.

    Allongée sur mon lit, dos au mur, jambes pliées, je lis mon texte sur une feuille volante qui tremble légèrement sous mes doigts. Ma tête est aussi proche que possible du papier. Ma voix s'y réverbère. Hypnotisée, je plonge dans le texte, je me bats avec lui. Je froisse (…)