Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge.
« joie »
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pas de chou blanc, un canard, des carpes, un ballon,
dans
petits bouts de vie,
le
10 août 2012
Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge. Je le guide vers le flanc droit de la (…)
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there’s something happening here,
dans
le papier à musique,
le
25 septembre 2013
deux notes claires définitives elles sonnent mes yeux se dilatent réflexe je visualise leur surface tandis qu’elle devient sensible ces notes baignent mes yeux les lavent ouvrent la porte et pourtant douleur, que cette chanson guns, tort et raison douleur, (…)
deux notes claires
définitives
elles sonnent
mes yeux se dilatent -
attrapons-les tous,
dans
écrire avec / pour mon fils,
le
24 décembre 2014
il se lève sourcils froncés il observe le rayon de lumière franche qui descend de la fenêtre jusqu'au sol il passe sa main dedans rigole essaie d'attraper quelque chose il fait ham je vais te manger et toi aussi et toi aussi en portant sa main vide à sa (…)
il se lève
sourcils froncés -
vivants,
dans
écrire avec / pour mon fils,
le
21 septembre 2014
L’écran éclaire par intermittence nos visages tournés vers lui. Blottis au creux des fauteuils, nous nous laissons emporter par le début du film. Un babouin avance à pas lents sur le promontoire. Sa canne à grelots heurte régulièrement le sol de pierre. Au rythme de la (…)
L’écran éclaire par intermittence nos visages tournés vers lui. Blottis au creux des fauteuils, nous nous laissons emporter par le début du film. Un babouin avance à pas lents sur le promontoire.
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GATO, GATO, GATO !,
dans
petits bouts de vie,
le
5 mars 2011
Quand mon enfant n'est pas là, il laisse son empreinte en creux derrière lui. L'espace vibre de sa présence. Une chaussure oubliée, un animal en plastique posé sous un coin de meuble, les coussins du canapé disposés à sa façon, tout me parle de lui. La maison est un (…)
Quand mon enfant n’est pas là, il laisse son empreinte en creux derrière lui. L’espace vibre de sa présence.
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(faire un pont / jeux de) construction,
dans
petits bouts de vie,
le
5 juillet 2012
Lui : Allez, on fait un pont ! Moi : D’accord, on fait un pont. On monte. Nous nous levons du canapé. Mes sandales claquettent, ses chaussons dérapent. Sa main se glisse dans la mienne. Mon corps se penche comme un auvent au-dessus de sa tête. Je presse consciencieusement (…)
Lui : Allez, on fait un pont !
Moi : D’accord, on fait un pont. On monte. -
aflojar a fondo, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017),
le
12 avril 2013
Pour lire mon texte, aller là
Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.
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sinuer,
dans
le papier à musique,
le
29 octobre 2006
Je n’aime pas qu’on me suive. Alors je marche en zigzagant. Repliée dans mon intériorité, j’écoute Emilie Simon, et je sinue, et je sinue… Arrivée à la moitié du pont, je m’arrête. Je regarde les flots. L’île déserte où tout se cache. Y a-t-il un canard aujourd’hui, pour (…)
Je n’aime pas qu’on me suive. Alors je marche en zigzagant. Repliée dans mon intériorité, j’écoute Emilie Simon, et je sinue, et je sinue…
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j’te tourne autour,
dans
la route,
le
27 avril 2014
J’te tourne autour j’sais rien fair' d’autre j’te tourne autour je tourne je tourne robe légère pied en l’air je tourne Notre danse est joie espérance notre danse est sans début sans fin Elle change pourtant Au fur et à mesure nous dansons plus près (…)
J’te tourne autour
j’sais rien fair’ d’autre
j’te tourne autour -
ME Mulhouse,
dans
la route,
le
19 juillet 2014
Une pente douce file sous le tapis de l’autoroute comme mangée par l’asphalte Je roule au ras de la prairie tout près Je lève les yeux l’herbe drue haute d’un beige cramé de soleil ondule au gré du vent En haut du promontoire un bâtiment (…)
Une pente douce
file
sous
le tapis
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