La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales.
« enfant »
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atlante, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Delphine Régnard (juillet 2013),
le
5 juillet 2013
La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales. Las, le pied traînant, il (…)
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canicule, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Justine Neubach (mars 2015),
le
6 mars 2015
Pour lire mon poème, allez là
Pour lire mon poème, allez là
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la quatrième dimension,
dans
poèmes,
le
8 mai 2015
je suis assise en tailleur le nez levé sur l’écran mon regard hésite entre deux inquiétudes ma mère pourrait passer la porte des choses affreuses pourraient apparaître là me faire sursauter crier peut-être et me trahir ma mère pourrait alors survenir (…)
je suis assise
en tailleur
le nez levé -
Le petit frère de Shona, par Philippe Aigrain (atelier de bricolage littéraire),
dans
écrire avec Philippe Aigrain (juillet 2013),
le
5 juillet 2013
Dans mon enfance on aurait appelé cela un terrain vague. Il y en avait un tout près, dans mon quartier de privilégiés. Près d'un hectare juste en face des immeubles, aujourd'hui occupé par des barres hideuses à prétention résidentielle. C'était mon espace de liberté. On s'y (…)
Dans mon enfance on aurait appelé cela un terrain vague. Il y en avait un tout près, dans mon quartier de privilégiés. Près d’un hectare juste en face des immeubles, aujourd’hui occupé par des barres hideuses à prétention résidentielle. C’était mon espace de liberté.
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la femme de l’ogre,
dans
poèmes,
le
9 juin 2014
La femme de l'ogre ne dit rien. Ce mutisme n'est pas pensé. Réfléchi. Elle ne dit rien. C'est tout. De toute façon. Elle sait. Qu'il n'y a rien à dire. Que l'ogre est ogre. Que c'est sa nature. Aucun aveu n'y changerait rien. Du fond d'une geôle, il resterait (…)
La femme de l’ogre ne dit rien.
Ce mutisme n’est pas pensé. Réfléchi.
Elle ne dit rien.
C’est tout. -
le linge sale,
dans
nouvelles,
le
2 novembre 2012
Enfant, elle avait un secret. Elle le dissimulait sous son pull. Il avait la forme d’un objet de torture. Un corset. En plâtre. Il la soutenait. Il la martyrisait. Il la protégeait. Son secret. Elle le pleurait la nuit. Elle ne pensait qu’à lui. Elle ne voyait rien d’autre. (…)
Enfant, elle avait un secret. Elle le dissimulait sous son pull. Il avait la forme d’un objet de torture. Un corset. En plâtre. Il la soutenait. Il la martyrisait. Il la protégeait. Son secret. Elle le pleurait la nuit. Elle ne pensait qu’à lui.
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Touché / Lucario faites la vague / Action,
dans
publications,
le
2 avril 2017
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mes poèmes Touché, Lucario faites la vague et Action dans le fanzine À L’ARRACHE, #1 (Juin 2016) publié par les Editions Catalpas.
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mes poèmes Touché, Lucario faites la vague et Action dans le fanzine À L’ARRACHE, #1 (Juin 2016) publié par les Editions Catalpas.
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Pierre Caillou, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Christine Zottele (mars 2013),
le
1er mars 2013
LE GRAND Comment tu t’appelles ? LA PETITE Pierre. LE GRAND Tu es un garçon ? LA PETITE Non, une fille. LE GRAND Ce sont les garçons qui s’appellent Pierre. LA PETITE Non ! Pour un garçon, on dit caillou. (Philippe Dorin, En attendant le Petit Poucet, p. 17) les (…)
LE GRAND
Comment tu t’appelles ?
LA PETITE
Pierre. -
mes puces goodbye,
dans
petits bouts de vie,
le
7 juillet 2012
Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde. L’invective (…)
Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde.
- Sur sa carte, par François Vinsot et Angèle Casanova, dans écrire avec François Vinsot (janvier 2015), le 2 janvier 2015 F.V. "Sur sa carte de visite elle avait mis : Péripatéticienne" A.C. Elle le reconnaît, c’était de la provoc. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait se marrer en y pensant, au petit matin, après s’être tapé ses douze heures de turbin ! Elle prenait un plaisir fou rien qu’à (…)
