Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais.
« dépression »
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ombre,
dans
Bloomsbury spleen,
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26 février 2014
Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais. Alors que non. Je joue à. Je rôde. Je (…)
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je campe ma vie, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Pierre Cohen-Hadria (novembre 2014),
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7 novembre 2014
Je campe ma vie. Je suis toujours sur la brèche. Sur le départ. Rien à faire. Je m’attache aux choses. Aux gens. Je me rends indispensable. Je me fais détester. Et puis je disparais. En un modeste flash. Je disparais et puis plus rien. Comme le big bang à l’envers. Ma vie (…)
Je campe ma vie. Je suis toujours sur la brèche. Sur le départ. Rien à faire. Je m’attache aux choses. Aux gens. Je me rends indispensable. Je me fais détester. Et puis je disparais. En un modeste flash. Je disparais et puis plus rien.
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Bordeaux, l’errance, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Christopher Selac (août 2013),
le
2 août 2013
Dans mon texte itinéraire bordelais : 1994-2000, publié sur Gadins et bouts de ficelles en juin 2012, je raconte mon histoire bordelaise, à travers les différents lieux qui j’y ai habité. Aussi, lorsque Christopher m’a proposé de dresser une liste de lieux importants pour moi (…)
Dans mon texte "itinéraire bordelais : 1994-2000", publié sur Gadins et bouts de ficelles en juin 2012, je raconte mon histoire bordelaise, à travers les différents lieux qui j’y ai habité.
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itinéraire bordelais (1994-2000),
dans
petits bouts de vie,
le
27 juin 2012
DEBUT 1994 Une chambre en rez-de-chaussée au lycée Montaigne. Promiscuité avec ma coturne. Décoration avant-gardiste pour masquer les murs lépreux. Chambre toujours ouverte aux quatre vents. Je passe par la fenêtre en enjambant le balcon. Je me lève tôt et révise mon (…)
DEBUT
1994
Une chambre en rez-de-chaussée au lycée Montaigne. Promiscuité avec ma coturne. Décoration avant-gardiste pour masquer les murs lépreux. -
interdit aux hommes, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014),
le
7 mars 2014
Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)
Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.
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lycantrope,
dans
petits bouts de vie,
le
25 mai 2008
Je suis un loup. Un loup-garou, plus précisément. Bon, un loup-garou un peu spécial. Mais les mythes sont des mythes, et moi, je suis bien réelle. Donc, je suis un loup. De temps en temps. Ponctuellement. Ma pleine lune à moi, c’est la sensation sourde d’une (…)
Je suis un loup.
Un loup-garou, plus précisément.
Bon, un loup-garou un peu spécial. Mais les mythes sont des mythes, et moi, je suis bien réelle. -
nessos, par Angèle Casanova ,
dans
mythes selon Angèle Casanova,
le
6 juillet 2014
Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Tout le temps. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en suis bouleversé. Je ne (…)
Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en deviens fou.
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fantôme tutélaire,
dans
petits bouts de vie,
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30 septembre 2012
Boulevard quotidien. Mille fois je passe devant. Cette boutique. Vêtements de luxe. Ma conscience, ailleurs. Toujours. Main dans la main, regard descendant. Bras étirés par le poids des poches en plastique, supermarché tout proche. Regard porté sur mes pieds. Pourtant, de (…)
Boulevard quotidien. Mille fois je passe devant. Cette boutique. Vêtements de luxe. Ma conscience, ailleurs. Toujours. Main dans la main, regard descendant. Bras étirés par le poids des poches en plastique, supermarché tout proche.
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Ronde de nuit, par Myriam OH,
dans
écrire avec Myriam OH (septembre 2014),
le
5 septembre 2014
j'ai dans le ventre un Lion qui n'en peut plus de compter les moutons pour s'endormir enfin j'ai dans le cœur un Lion qui n'en veut plus de vos rêves à ronger en attendant mieux prends ma main suis les chemins de mes caprices embarque pour ma ronde de nuit prends ma (…)
j’ai dans le ventre un Lion qui n’en peut plus de compter les moutons pour s’endormir enfin
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code(s),
dans
petits bouts de vie,
le
6 mai 2012
« Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage. Sauf, en agglomération, s’il s’agit d’un véhicule de transport en commun. Sauf s’il s’agit d’un véhicule d’intervention utilisant (…)
« Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage.
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