par angèle casanova

« dépression »

  • cric crac, dans poèmes, le 2 mars 2011

    cric crac
    mes os de verre
    je suis à terre

    cric crac mes os de verre je suis à terre
  • ombre, dans Bloomsbury spleen, le 26 février 2014

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais.

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais. Alors que non. Je joue à. Je rôde. Je (…)
  • en famille, dans en recouvrement, le 16 novembre 2014

    Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain.

    Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain. En rage en permanence. Contre qui. Contre quoi. Et puis soudain. Noël. Mes parents m’offrent un recueil d’histoires de Disney. Bernard et Bianca, Bambi, Robin des bois et compagnie. (…)
  • itinéraire bordelais (1994-2000), dans petits bouts de vie, le 27 juin 2012

    DEBUT
    1994
    Une chambre en rez-de-chaussée au lycée Montaigne. Promiscuité avec ma coturne. Décoration avant-gardiste pour masquer les murs lépreux.

    DEBUT 1994 Une chambre en rez-de-chaussée au lycée Montaigne. Promiscuité avec ma coturne. Décoration avant-gardiste pour masquer les murs lépreux. Chambre toujours ouverte aux quatre vents. Je passe par la fenêtre en enjambant le balcon. Je me lève tôt et révise mon (…)
  • lycantrope, dans petits bouts de vie, le 25 mai 2008

    Je suis un loup.
    Un loup-garou, plus précisément.
    Bon, un loup-garou un peu spécial. Mais les mythes sont des mythes, et moi, je suis bien réelle.

    Je suis un loup. Un loup-garou, plus précisément. Bon, un loup-garou un peu spécial. Mais les mythes sont des mythes, et moi, je suis bien réelle. Donc, je suis un loup. De temps en temps. Ponctuellement. Ma pleine lune à moi, c’est la sensation sourde d’une (…)
  • code(s), dans petits bouts de vie, le 6 mai 2012

    « Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage.

    « Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage. Sauf, en agglomération, s’il s’agit d’un véhicule de transport en commun. Sauf s’il s’agit d’un véhicule d’intervention utilisant (…)
  • 2 / 5 ans, dans petits bouts de vie, le 5 février 2011

    Deux ans que j’ai déserté Gadins.
    Deux ans qui ont vus naître un enfant. Mon enfant.
    Deux ans qui l’ont vu changer de jour en jour.

    Deux ans que j'ai déserté Gadins. Deux ans qui ont vus naître un enfant. Mon enfant. Deux ans qui l'ont vu changer de jour en jour. De nourrisson contemplatif, il est devenu petit lardon gigoteur, puis explorateur à quatre pattes... Aujourd'hui, il court à la découverte (…)
  • mes mots… où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ?, dans petits bouts de vie, le 11 juin 2007

    Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ?

    Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ? Dans ma tête, un grand sifflement retentit. Le vide, le plein, je ne sais pas. Mes mots… Où êtes-vous partis, vers quel bruit blanc ? Je suis dans le métro. Encore et toujours. Je n’en suis jamais sortie. Le (…)
  • nessos, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 6 juillet 2014

    Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en deviens fou.

    Ma voisine, je l’ai dans la peau. C’est pratique, elle habite à côté. Cela m’évite les rêves trop chers. Inaccessibles. Alors, ma voisine, j’y pense le jour, la nuit. Tout le temps. Quand je la croise au Super U, poussant timidement son chariot, j’en suis bouleversé. Je ne (…)
  • je campe ma vie, par Angèle Casanova, dans écrire avec Pierre Cohen-Hadria (novembre 2014), le 7 novembre 2014

    Je campe ma vie. Je suis toujours sur la brèche. Sur le départ. Rien à faire. Je m’attache aux choses. Aux gens. Je me rends indispensable. Je me fais détester. Et puis je disparais. En un modeste flash. Je disparais et puis plus rien.

    Je campe ma vie. Je suis toujours sur la brèche. Sur le départ. Rien à faire. Je m’attache aux choses. Aux gens. Je me rends indispensable. Je me fais détester. Et puis je disparais. En un modeste flash. Je disparais et puis plus rien. Comme le big bang à l’envers. Ma vie (…)