par angèle casanova

« corps »

  • Un cœur immobile sort de sa torpeur, par Mickaël Berdugo, dans écrire avec Mickaël Berdugo (novembre 2015), le 6 novembre 2015

    Un cœur immobile sort de sa torpeur.
    Des vases sans eau coulent sur des hommes sans nom.
    La jeune fille crève un ballon,
    Puis deux,

    Un cœur immobile sort de sa torpeur. Des vases sans eau coulent sur des hommes sans nom. La jeune fille crève un ballon, Puis deux, Et le manège ne fait que continuer, Sans fin, Sans fin. Une porte discute avec une autre porte De la météo, Des robes retombent sur les (…)
  • mes puces goodbye, dans petits bouts de vie, le 7 juillet 2012

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde.

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde. L’invective (…)
  • interdit aux hommes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)
  • à ouvrir dans trente ans, dans nouvelles, le 1er mars 2014

    Elle regarde le plafond. Elle compte les fissures. Elle les apprend. Par cœur. Les dessins hasardeux qu’elles forment. Une biche. Une chaise. Constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond. Des heures. Des jours.

    Elle regarde le plafond. Elle compte les fissures. Elle les apprend. Par cœur. Les dessins hasardeux qu’elles forment. Une biche. Une chaise. Constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond. Des heures. Des jours. Elle ne sait plus. La lumière du jour (…)
  • anche / hanche, par Angèle Casanova (à partir d’une démonstration technique de Rose S.), dans poèmes, le 6 novembre 2015

    elle tourne lentement le roseau dans l’axe
    sa main fait un va-et-vient rapide
    entre le bout d’écorce et le bas du mandrin
    où il est accroché

    elle tourne lentement le roseau dans l’axe sa main fait un va-et-vient rapide entre le bout d’écorce et le bas du mandrin où il est accroché elle vérifie que l’ensemble est bien droit quand tout est prêt elle prend un bout du fil à coudre qui pend du pied de la (…)
  • on remballe, dans nouvelles, le 7 décembre 2012

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits.

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits. Tant que je peux. Dans la rue, la vie est distante, pressée, circulatoire à l’excès. Voitures, piétons, (…)
  • pique-moi encore, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 7 novembre 2006

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie.

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie. Ce soir. Je rentre chez moi. La vitre m’attire. Blottie contre elle, je regarde lentement défiler la lumière et la pénombre, la lumière et la pénombre. Peu à peu, mon regard se (…)
  • L’enjambée, par Nolwen Euzen (site la grande menuiserie), dans écrire avec Nolwenn Euzen (mai 2014), le 2 mai 2014

    il y a les choses à faire les unes après les autres
     dis-tu
    (tu regardes ton pied)

    – « Vous m’avez dit un jour que les émotions humaines pouvaient être traitées exactement comme s’il s’agissait de lignes, de plans et de masses, vrai ? » Irvin Yalom, Le problème Spinoza il y a les choses à faire les unes après les autres – dis-tu (tu regardes ton (…)
  • vibrato, dans au bistrot, le 31 mars 2008

    Vibrato.
    Noir / blanc / noir.
    Ombre / lumière / ombre.
    Nuit / jour / nuit.

    Vibrato. Noir / blanc / noir. Ombre / lumière / ombre. Nuit / jour / nuit. Chercher la définition de ce mot dans un dictionnaire… « vibrato n. m. Définition : Mode d'exécution d'un son prolongé, qui consiste à faire varier périodiquement, mais de façon quasi (…)
  • Parution de mon nouveau livre, "Erratiques", dans Erratique, Pourquoi viens-tu si tard ?, 2018 (Poésie, n°18), le 26 septembre 2018

    J’ai l’immense joie de vous annoncer la parution de mon deuxième livre, Erratiques, publié aux Editions Pourquoi viens-tu si tard ? (septembre 2018).

    J’ai l’immense joie de vous annoncer la parution de mon deuxième livre, Erratiques, publié aux Éditions Pourquoi viens-tu si tard ? (septembre 2018). Fiche technique ERRATIQUES Poème : Angèle Casanova Traduction en espagnol : Miguel Angel Real Photographies : Philippe (…)