par angèle casanova

« animal »

  • Vases de cendres, par Christine Zottele (est-ce-en-ciel ?), dans écrire avec Christine Zottele (mars 2013), le 1er mars 2013

    [Faux-texte]
    Voici l’histoire. C’est une histoire de fleuve ou de rivière. Elle ne sait jamais. Elles sait seulement qu’il ne faut pas se fier au genre. Ainsi on dit la Dordogne mais il se pourrait que ce soit un fleuve

    [Faux-texte] Voici l’histoire. C’est une histoire de fleuve ou de rivière. Elle ne sait jamais. Elles sait seulement qu’il ne faut pas se fier au genre. Ainsi on dit la Dordogne mais il se pourrait que ce soit un fleuve (sur ce cours d’eau, le rédacteur de (…)
  • pas de chou blanc, un canard, des carpes, un ballon, dans petits bouts de vie, le 10 août 2012

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge.

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge. Je le guide vers le flanc droit de la (…)
  • LA RUE DE A À Z // Little Senegal, Harlem, NY, USA, par Angèle Casanova, dans écrire avec Gilles Piazo (octobre 2013), le 3 octobre 2013

    Les photographies qui composent "La rue de A à Z" ont été prises un matin de décembre 2012, un peu avant 8h, à Little Senegal, Harlem, New York, entre le coin de la 119e rue et Adam Clayton Powell Bvd, la 116e rue et le coin de la 119e et Malcolm X Bvd (nom actuel de Lenox Avenue).

    Pour lire mon texte, allez là
  • La marchande de nuit, par Marianne Desroziers, dans écrire avec Marianne Desroziers (août 2014), le 1er août 2014

    Il était une fois une marchande de nuit. Elle était devenue marchande de nuit car elle n’avait rien trouvé d’autre à vendre, même pas des allumettes. La marchande de nuit avait hérité de sa mère pourtant miséreuse d’un trésor inestimable : des morceaux de nuit.

    Il était une fois une marchande de nuit. Elle était devenue marchande de nuit car elle n'avait rien trouvé d'autre à vendre, même pas des allumettes. La marchande de nuit avait hérité de sa mère pourtant miséreuse d'un trésor inestimable : des morceaux de nuit. Certains (…)
  • tant pis pour l’improbable, par Angèle Casanova, dans écrire avec Philippe Aigrain (juillet 2013), le 5 juillet 2013

    De son passage, il ne reste qu’une trace, qui court de barreau en barreau, le long de cette clôture métallique.

    De son passage, il ne reste qu’une trace, qui court de barreau en barreau, le long de cette clôture métallique. Elle a longé le collège. Elle s’est appuyée un instant contre la grille. Pour se reposer. Elle avait parcouru un long chemin. Fatiguée, elle s’est contentée de (…)
  • le pont, dans la vie des vaches, le 11 novembre 2014

    Un pont raye l’autoroute. Je m’approche de lui à vive allure. Il grandit dans le pare-brise. Je lève les yeux. Et les vois. Les vaches. Toute une file de vaches, qui se détache sur le ciel couchant. Gris ardoise orangé. Elles avancent. A la queue leu-leu. Lentement. Sur le pont.

    Un pont raye l'autoroute. Je m'approche de lui à vive allure. Il grandit dans le pare-brise. Je lève les yeux. Et les vois. Les vaches. Toute une file de vaches, qui se détache sur le ciel couchant. Gris ardoise orangé. Elles avancent. A la queue leu-leu. Lentement. Sur le (…)
  • mes puces goodbye, dans petits bouts de vie, le 7 juillet 2012

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde.

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde. L’invective (…)
  • le pont, dans la route, le 11 novembre 2014

    Un pont raye l’autoroute. Je m’approche de lui à vive allure. Il grandit dans le pare-brise. Je lève les yeux. Et les vois. Les vaches. Toute une file de vaches, qui se détache sur le ciel couchant. Gris ardoise orangé. Elles avancent. A la queue leu-leu. Lentement. Sur le pont.

    Vous trouverez ce texte là.
  • le feu, par Angèle Casanova, dans écrire avec Camille Philibert-Rossignol (novembre 2014), le 7 novembre 2014

    "Quand j’étais malade, mon père faisait du feu dans ma chambre. Il apportait un très grand soin à dresser les bûches sur le petit bois, à glisser entre les chenêts la poignée de copeaux. Manquer un feu eût été une insigne sottise.

    Quand j’étais malade, mon père faisait du feu dans ma chambre. Il apportait un très grand soin à dresser les bûches sur le petit bois, à glisser entre les chenêts la poignée de copeaux. Manquer un feu eût été une insigne sottise. Je n’imaginais pas que mon père pût avoir (…)
  • Je me demande..., par Euonimus Blue, dans écrire avec Euonimus Blue (août 2012), le 3 août 2012

    Je me demande si c’est la succession des années qui me rend plus suffocante ou la pollution qui croit, en ville, et installe subrepticement une atmosphère étouffante.

    Je me demande si c’est la succession des années qui me rend plus suffocante ou la pollution qui croit, en ville, et installe subrepticement une atmosphère étouffante. En tous cas, cette année, devoir de silence… C’est qu’à Paris, et dans une large part de l’hexagone, il a (…)